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Colloque international "Arborescences : recherches actuelles sur les Femmes des Lumières (2010-2014)"

Publié le 14 octobre 2014 Mis à jour le 19 février 2018
Date(s)

du 23 octobre 2014 au 24 octobre 2014

Jeudi : 13h - 18h30
Vendredi : 8h30 - 16h30
Lieu(x)
Assemblée nationale
126 rue de l’Université
75007 Paris
Métro : Assemblée nationale (ligne 12), Invalides (lignes 8 et 13)
> plan d'accès

Colloque international co-organisé par Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval (UPEC-LIS).

Présentation
Arborescences est la métaphore la plus juste pour figurer les trouvailles en archives, les liaisons et les interrogations nouvelles qui émanent de vastes chantiers sur les femmes des Lumières depuis les travaux pionniers de la SIEFAR et du volume Femmes des Lumières dirigé par Sylvain Menant (Dix-huitième siècle, N° 36 – 2004).

Alors que la philosophie des Lumières reconnaissait le rôle néfaste des préjugés, gardiens de l’ignorance, le XVIII° siècle éclairé, s'il est constitué pour une bonne part des Lumières féminines, n’a cessé de freiner, voire de gommer les réalisations des femmes, sous prétexte de respecter l’ordre « naturel ».

Pourtant, souvenons-nous des propos que d’Alembert prêtait à Christine, reine de Suède, dans un dialogue entre Descartes et la souveraine, texte qui fut lu à l’Académie française, le 7 mars 1771, en présence du roi de Suède Gustave III : « La raison peut se comparer à une montre, on ne voit pas marcher l’aiguille, elle marche cependant, et ce n’est qu’au bout de quelque temps qu’on s’aperçoit du chemin qu’elle a fait ; elle s’arrête à la vérité quelquefois, mais il y a toujours au-dedans de la montre un ressort qu’il suffit de mettre en action pour donner du mouvement à l’aiguille » (Dialogue entre Descartes et Christine, reine de Suède, aux Champs Elysées). Réflexion sceptique sur l’évolution des mentalités ou espoir raisonnable, fondé sur l’examen des lois régissant les progrès de la Raison ?

Il s’agira de formuler ici un récit des progrès du siècle, qui mette en valeur l’existence d’interférences et d’écarts à découvrir, comme autant de ressources d’intelligibilité. La question de l’absence ou de la présence féminine dans le mouvement des Lumières rejoindra ainsi les interrogations menées en histoire sur la représentation, c’est-à-dire sur l’écart possible entre le récit historique et l’effectivité du passé.

> Télécharger le programme

Organisation
- Michèle Crogiez-Labarthe, professeur de littérature française à l'Université de Berne
- Édith Flamarion, maître de conférences HDR à l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3
- Huguette Krief, maître de conférences HDR à Aix-Marseille Université et membre du CIELAM
- Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval, professeur de littérature du XVIIIe siècle à l'Université Paris-Est Créteil et membre du LIS

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