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Colloque international " Balzac, homme de loi(s) ? "

Publié le 7 novembre 2013 Mis à jour le 20 novembre 2014
Date(s)

du 15 novembre 2013 au 16 novembre 2013

9h-18h
Lieu(x)
Vendredi :
Université de Paris-Est Créteil
61, avenue du général de Gaulle. Créteil.
Salle des thèses
> plan d'accès

Samedi :
Maison de Balzac
47, rue Raynouard
75016 Paris
Métro Passy (6) / La Muette (9)-RER C stations Boulainvilliers ou Radio France,
Bus n°32, 50, 70, 72

Colloque sous la direction de Mireille Labouret (UPEC), Michel Lichtlé (Paris-Sorbonne) et de Nathalie Preiss (Groupe d'études Balzaciennes).

Présentation
Balzac romancier n’a pas oublié sa formation première de juriste. La critique du Code civil, l’appel à l’exhérédation des filles, les références aux articles qui régissent les actes de la vie privée attestent l’importance de cette matière judiciaire et juridique dans son œuvre. Lorsqu’il fait dire à Vautrin, dans Le Père Goriot, “il n’y a pas de lois, il n’y a que des circonstances”, faut-il conclure que le monde moderne inauguré par la Révolution, et par la Terreur, se trouve désormais sans roi, ni foi, ni loi ? Il s’agira donc tout d’abord de s’interroger sur le jeu – tantôt conflit, tantôt compensation mutuelle – des lois chez Balzac: loi sociale, loi morale, loi divine, loi naturelle.

Mais qui dit fin de la loi juridique ou sociale ne dit pas fin de la norme ou, plutôt, s’opère alors le passage de la normativité à la normalisation, de la règle à la régulation, selon une loi économique et thermo-dynamique qui sous-tend l’œuvre de celui qui a fait de la physique des forces le fondement de sa métaphysique des mœurs.

Car tout l’intérêt du sujet tient à l’articulation entre la représentation de ce jeu de lois et la poétique de la représentation et l’esthétique qu’elle implique. il conviendra de saisir comment, dans un monde sans loi ni foi, le romancier est conduit à produire et à définir dans le même temps les normes du nouveau roman qu’il promeut: Balzac ou quand la norme prend forme. Et si la circonstance se substitue aux principes et aux lois, l’on pourra s’attacher à mettre en lumière une poétique et une esthétique balzaciennes, indissociables de l’économie et de l’énergétique. Une poétique et une esthétique de la circonstance dont, précisément, le peintre de la vie moderne se souviendra : Vautrin, pas mort !

> programme à télécharger

Direction
Mireille Labouret est Professeure en Littérature française à l'UPEC et membre du LIS.
- Michel Lichtlé est Responsable du Centre d’Études balzaciennes, rattaché au Centre de recherche sur la littérature française du XIXe siècle de l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV).
- Nathalie Preiss est Professeure de Littérature française à l'Université de Reims et Présidente du Groupe d'Études balzaciennes.