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Journées d'études "Balzac, Fantastique Fantaisiste?"

Publié le 21 mars 2012

Ces deux journées d'études sont organisées par Nathalie Preiss (Université de Reims) et Mireille Labouret (UPEC) et auront lieu à l'Institut Finlandais de Paris.

Date(s)

du 30 mars 2012 au 31 mars 2012

Lieu(x)
> Institut Finlandais
Auditorium
60, Rue des Ecoles, 75005 Paris
Métro 10 'Cluny la Sorbonne'
Argumentaire
On a beaucoup et bien écrit sur le fantastique en général et sur le fantastique balzacien en particulier : aussi ces journées d’étude visent-elles plutôt à explorer un domaine tout à la fois conjoint et distinct, celui de la fantaisie, qui a donné lieu récemment à plusieurs travaux (La Fantaisie post-romantique, sous la direction de Jean-Louis Cabanès et Jean-Pierre Saïdah, Ecritures de fantaisie de Bernard Vouilloux). Plusieurs axes pourront être envisagés.

Le terme de « Fantaisie » ou « Fantaisies » peut désigner une rubrique du petit journal au XIXe siècle. C’est dans cette perspective, ouverte par les travaux de Chollet, que l’on pourra envisager autour de 1830 une veine et une écriture fantaisistes à penser, en lien ou non, avec le fantastique. Et l’on pourra s’interroger sur la résurgence dans les textes plus tardifs de La Comédie humaine de cette écriture que l’on a souvent opposée à la veine réaliste de Balzac.
Quel est l’enjeu philosophique, esthétique, de cette écriture qui relève de l’arabesque, mais aussi du caprice ? Il conviendrait de définir la fantaisie balzacienne par rapport au grotesque, au bizarre, au drolatique, et d’interroger sur nouveaux frais les Contes drolatiques.
La fantaisie irrigue le mouvement artistique européen. Il serait bon de lire le texte balzacien avec son hypotexte sternien, de faire la part de l’influence du romantisme allemand et de ne pas négliger le versant italien de la fantaisie balzacienne (dans les Fantaisies de la Gina, éditées en 1997 par R. de Cesare).
Parce qu’elle désigne d’autres formes artistiques, picturales ou musicales, la fantaisie invite également à penser et repenser les liens étroits entre littérature, musique et arts visuels et optiques (fantasmagories).
On pourra associer à l’approche poéticienne et esthétique une analyse qui relève de la psychologie et de la psychanalyse, et qui permettrait, à partir de la « Phantasie », du « fantasme », du fantôme aussi, de renouveler la réflexion sur l’image et la rêverie chez Balzac.

A propos des organisatrices
> Nathalie Preiss est professeur de Littérature française du XIXe siècle à l’Université de Reims Champagne-Ardenne et membre du Crimel.
> Mireille Labouret est professeur en Littérature française à l'Université Paris-Est Créteil et membre du Lis.