Publié le 7 février 2024–Mis à jour le 7 février 2024
Thèmes de recherche
La poésie des XIXe et XXe siècles
Littérature et médecine : anatomie, gynécologie, andrologie
Poésie érotique des XIXe et XXe siècles
Les représentations des corps féminins et masculins en poésie
Baudelaire
Présentation synthétique des recherches
Les recherches de Noémie Merveille s'intéressent particulièrement aux liens qui existent entre l’expérience sensorielle du corps, traduite en poésie, et la théorie médicale des XIXe et XXe siècles.
Thèse en cours :
Gynécologie, andrologie, poésie au XIXe siècle. La poésie française face aux corps féminin et masculin (1850-1920).
Direction : Professeur Damien Zanone
Résumé :
La deuxième moitié du XIXe siècle et la première du XXe incarnent une période de tension où les notions de gynécologie et d’andrologie se définissent et se précisent. Dans le même temps, l’écriture obscène du corps participe au renouvellement poétique né avec Baudelaire et entériné avec Apollinaire. La volonté qu’ont les poètes hommes et femmes de la modernité de redéfinir les topoï littéraires les conduit à poser un regard renouvelé sur le corps, lequel se défait alors de tout présupposé poétique. Le but est dès lors de comparer l'état des connaissances médicales au regard que porte le poète sur le corps, sa physiologie, son fonctionnement et ses pathologies.
L’interdisciplinarité permet de franchir une apparente frontière entre une poésie de l’idéal et une étude scientifique du corps. Dépassant tout présupposé, les sciences gynécologiques et andrologiques peuvent relever du fantasme et de la fable tandis que la poésie est aussi capable de rendre compte d’une connaissance précise des appareils reproducteurs et de leurs mécanismes.
Quelques publications
Noémie Merveille, "Lire par la peinture : Dante, l'Arioste et le Tasse", Andrea Schellino, Julien Zanetta (dir.), Lire les Salons de Baudelaire, Presses universitaires de Rennes, 2023.
Publications en préparation : Mendès, Catulle, La Légende du parnasse contemporain, édition d'Andrea Schellino et de Noémie Merveille sous la direction de Jean-Pierre Saïdah, Paris, Classique Garnier.