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Un adieu aux filles de Myrina ?

Publié le 3 novembre 2026

Cet ouvrage est rédigé par Cécile Voisset, membre associée du laboratoire LIS de la Faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines de l'Université Paris-Est Créteil.

Date(s)

le 5 novembre 2026

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Présentation

À l’heure où l’on parle de narrative pour relativiser des discours communicationnels et informationnels, lire et relire l’Iliade d’Homère a du bon. Car ce maître de vérité dans la Grèce antique savait asséner des idées et faire passer un message en rognant certains récits tels que celui des Amazones. En effet, il a dû mentionner ces dernières pour mieux les effacer de l’horizon politique et surtout de l’héroïsme. Il avait même mentionné le nom de l’une d’entre leurs reines : Myrina. Ce nom, on ne le retrouve pas ailleurs ou pas depuis ce texte monumental et fondateur d’une civilisation européenne. C’était une façon de tirer un trait, de barrer et d’interdire tout recours à ces guerrières ennemies des Grecs.

Ce texte démonte patiemment le mythe homérique, montre comment il présente les choses. Cet exercice critique peut encore inspirer une époque où se répand l’idée d’une ère de postvérité. Loin de souscrire à cette opinion, cette étude interroge la procédure homérique en la renvoyant à elle-même ou en la résumant à ce qu’elle est. Il est aussi l’occasion de dire quelques mots personnels sur la recherche, puisque ce court texte est la reprise d’une thèse en son tout début.
 

Autrice

  • Cécile Voisset est agrégée de philosophie. Elle écrit et traduit, elle est chercheuse indépendante et membre associée du LIS à l'UPEC. Sa dernière publication s’intitule Revolt : Guy Hocquenghem (1946-1988), Lambert Academic Publishing (LAP), juin 2024.

Références de l'ouvrage

Editions L'Harmattan
N° ISBN : 978-2-336-65749-3
Prix : 14€